Chiffres



 
Agriculture

Le plan de relance d'Obama comporte une somme de 250 millions destinés à garantir des prêts à des réseaux locaux, devenus nécessaires suite à l'apparition de 100 000 nouvelles petites fermes aux États-Unis et à l'intérêt des consommateurs pour les marchés fermiers. Rappelons que lors du dernier exercice financier américain, les subventions aux fermes industrielles étaient de 7,5 milliards, contre 15 millions aux petites fermes.

(Selon le New-York Times du 22 mars 2009, d'après le dernier recensement)
 
Autonomie alimentaire

Le projet One Million Garden animé par Transition USA veut identifier, encourager et documenter la création d'un million de jardins aux États-Unis d'ici la fin 2009. Vous ne vous enregistrez pas vous-mêmes sur le site, mais votre jardin !
Consommation

La production de déchets s'est élevée à 446 millions de tonnes en 2006 pour la France. Ce qui fait une moyenne de 7 tonnes par habitant. 78% de ces déchets proviennent de l'industrie de la construction et des travaux publics. Les ménages sont directement responsables de 435 kilos de déchets annuellement. Les détails du rapport sont disponibles sur le site du Commissariat général au développement durable.

La consommation d’énergie des appareils électroniques devrait tripler d’ici 2030, prévient l’Agence internationale de l’énergie dans un rapport publié mercredi 13 mai. A moins que des efforts ne soient entrepris en matière d’efficacité énergétique, 280 gigawatts de capacité nouvelle devront être installés en 20 ans.
Services «dématérialisés», mais consommation énergétique bien réelle. Les appareils électroniques comptent désormais pour 15% de la consommation électrique mondiale des ménages. Dans son rapport «Gadgets et gigawatts» présenté mercredi 13 mai, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) prévient que cette part devrait doubler d’ici 2020, tripler d’ici 2030, pour passer à 1.700 térawattheures (TWh) par an. Pour faire face à la demande, l’installation d’une capacité supplémentaire de production de 280 gigawatts (GW) en 20 ans est requise, d’après l’AIE
Économie

Sir Nicholas Stern, un économiste réputé, avait conclu dans son rapport d'octobre 2006 : 1% du PIB investi maintenant suffirait à fortement atténuer les effets du changement climatique et qu'autrement ce serait risquer une récession jusqu'à 20% du PIB mondial. Autrement dit, ne rien faire aujourd'hui, pour de soi-disant raisons économiques, coûter beaucoup plus cher plus tard.

Une étude publiée par le World Wildlife Fund et l'assureur Allianz chiffre à au moins 28 000 milliards de dollars US ou 18 840 milliards d'euros le coût éventuel de l'inaction d'aujourd'hui. Elise Buckle, chargée de l'énergie et du climat au WWF France explique :

En cas d'augmentation du niveau de la mer d'un demi-mètre d'ici à 2050, c'est la valeur des biens exposés à des inondations, des tornades, des destructions liées aux événements climatiques dans 136 villes portuaires dans le monde entier. On a beaucoup parlé de la crise financière et du sauvetage des banques, qui ont coûté 3 000 milliards de dollars (2 000 milliards d'euros). Là, on serait à 28 000 milliards de dollars. C'est donc presque dix fois plus que ce qu'a coûté la crise financière.

Source : LeMonde.fr, 23 novembre 2009

La crise est multiple, les défis s'accumulent sur tous les fronts. Peut on résumer la situation et la tâche qui nous incombe ? C'est ce à quoi s'emploie Hervé Kempf dans son dernier ouvrage (2009), Pour sauver la planète, sortez du capitalisme. Le journaliste du Monde a établi une liste de 7 axiomes pour nous aider à réinventer "une économie en harmonie avec la planète".

1. "Laisser la crise écologique s'approfondir conduirait la civilisation vers une dégradation continue et importante de ses conditions d'existence."

2. "Pour éviter d'atteindre et de franchir des effets de seuil irréversible, "il y a urgence  à infléchir et à inverser les tendance actuelles de transformation de la biosphère."

3. Rien ne justifie qu'aucun membre de la communauté humaine ait individuellement un accès aux ressources biosphériques moindre que ne l'ont Européens, Japonais ou Américains du Nord.

4. Les Européens, Japonains ou Américains devront réduire leur consommation des ressources de la biosphère à un niveau proche d'une moyenne mondiale fortement inférieure au niveau actuel.

5. "Les sociétés dites développées sont très inégalitaires. [...] La réduction de la consommation matérielle doit être proportionnellement plus forte pour les riches que pour les autres."

6. La rivalité ostentatoire [cf. théorie de Thorsten Veblen] est au coeur du fonctionnement de la société. Ce sont les plus riches qui définissent le modèle culturel suivi par le reste de la société. La réduction des inégalités transformera les modèles généraux de comportement.

7. "Le défi politique majeur de la période qui s'annonce est d'opérer la transition vers une société plus juste et en équilibre avec son environnement sans que l'oligarchie détruise la démocratie pour maintenant ses privilèges."

Kempf est probablement juste lorqu'il voit le chaos social et politique se profiler derrière la crise écologique. Il nous faut, écrit-il, "sauver la liberté contre la tentation de l'autorité ; inventer une économie en harmonie avec la planète. [...] Ce n'est pas la fin de l'histoire, c'est le début d'une nouvelle histoire. Tâche magnifique, impressionnante, incertaine. [Notre] vie ne sera pas simple. Mais elle sera dense."
 

Hervé Kempf, Pour sauver la planète, sortez du capitalisme, Seuil, 2009

La valeur en millions d'euros des échanges réalisés en Suisse grâce au système WIR, un système de monnaie complémentaire qui existe depuis 1934 et implique entre 20 et 30 % des petites et moyennes entreprises du pays ! Le chiffre d'affaires réalisé en WIR augmente typiquement pendant les périodes de récession. Le WIR permet en effet aux entreprises de continuer à échanger entre elles quand les banques investissent moins.
Pic pétrolier

 

Quelles leçons a-t-on tiré  après la crise du pétrole du 1973 ? Le CCA (Centre Canadien d'architecture) revisite l'époque sous l'angle de l'architecture et de l'urbanisme dans un site thématique que l'on peut visiter à cette adresse: http://www.desoleplusdessence.org/.
Ressources

"On aurait pu croire les gisements géologiques inépuisables. Mais il n'en reste pas pour des millénaires, ni même pour des siècles, mais seulement pour quelques dizaines d'années.

Preuve qu'à cette allure notre civilisation technologique n'est pas du tout durable sous sa forme actuelle et qu'elle doit évoluer au plus vite. Quelques exemples :

2012 : fin du terbium

2018 : fin du hafnium

2021 : fin de l'argent

2022 : fin de l'antimoine

2023 : fin du palladium

2025 : fin de l'or."

Source : Terre Sacrée

 
Transition

Au 31 décembre 2009, le nombre total d'Initiatives de Transition officielles dans le monde était de 265.

Combien y en aura-t-il à la fin de 2010 ?

Heureuse année!

"Les prochains 100 mois sera une époque très spéciale pour l'humanité. Les conséquences de 150 années d'industrialisation vont nous rattraper. Même les scientifiques, les experts, les ONG ou les leaders politiques sont incapables d'évaluer correctement l'urgence d'agir que requiert la situation actuelle. Le livre The Transition Timeline décrit un ensemble d'approches innovatrices, de nouveaux outils et de nouveaux scénarios d'avenir, d'une valeur inestimable. Ces outils s'avéreront incontournables dans le cadre d'une société et d'une économie renouvelée basée sur une économie résiliente."

Paull Allen, directeur du Centre for Alternative Technology, à propos du livre de Shaun Chamberlin.
Transport

Nous savons tous que prendre l'avion entraîne une consommation importante d'énergie. Mais combien? David Mackay, l'auteur de Without Air a les réponses précises, scientifiques à toutes ces questions. Voici un exemple de démonstration de l'énergie consommée pour effectuer un vol intercontinental :

"Imaginez que vous fassiez un vol intercontinental par année. Combien d'énergie consommerez-vous?

Un Boeing 747-400 avec 240 000 litres de carburant transporte 416 passagers sur environ 14 200km. La valeur calorifique du kérosène est de 10 kWh par litre. Donc, le coût énergétique d'un aller-retour sur un tel avion est de :

(2 x 240 000 litres x 10 kWh/litre) / 416 passagers ≈ 12 000 kWh par passager

Réparti sur une année, après quelques ajustements, un vol intercontinental par année correspond à 30 kWh/j par personne, soit l'équivalent d'un feu électrique d'une puissance d'un 1 kW fonctionnant 24 heures par jour, 365 jours par année."

Le livre est disponible sur Internet, en anglais uniquement.


 

Dans le chapitre 3 du Transition Handbook, Rob Hopkins s'efforce de tirer des leçons de l'histoire et de la vie pendant la 2e guerre en Angleterre. On sait depuis longtemps que c'est en temps de crise que peuvent s'opérer le plus rapidement des changements importants sur le plan social. Alors qu'aujourd'hui, nous ne sommes mêmes pas contenir l'augmentation du nombre de véhicules sur nos routes, Hopkins nous rappelle que le nombre d'automobile en circulation sur les routes avaient diminué de 95%. 42% pour des maisons disposaient d'un potager. Ceux qui ont lancé le mouvement des Villes en transition ont la sagesse de vouloir nous prémunir des situations de ce genre dans laquelle pourrait nous plonger non pas une nouvelle guerre mais tout simplement une baisse drastique et prolongée de l'approvisionnement en pétrole.

Voir "L'exemple de l'Angleterre en temps de guerre"
 

Actualités

2010-06-29 10:22:59
2010-06-29 10:22:03
A ceux qui ont 1 jardin mais aussi, aux promeneurs « du Dimanche » 1ére Réunion du groupe formé lors du débat du 21/06 le 27 Juillet 2010 à...
2010-06-11 13:58:58
Marché de producteurs et d'artisans du pays le 24 juillet de 15h à 20 h à la mairie de Burgaronne (sur la vieille route d'orthez à 3 kms...

Vidéo


Ville saturée, hyper-urbanisée (au détriment notamment des terres cultivables) et connaissant de nombreux pics de pollution tout au long de l’année, Grenoble et son agglomération sont aujourd’hui des modèles de ce qu’il ne faut pas faire en terme d’urbanisme. Or, à l’heure des bouleversements climatiques et de la crise écologique multiforme, il existe pourtant un risque non négligeable de voir par exemple de nouveaux projets routiers rendus compatibles avec le ScoT et de constater que l’obligation « d’intégrer l’empreinte écologique » peut faire l’objet d’interprétations pour le moins réductrices... Au reste, le film rappelle que les occasions ne manquent pas pour les décideurs locaux de se passer de l’avis de la population dans la mise en oeuvre de grands projets (Minatec).

Ainsi, à travers un film qui a la prétention d’aller plus loin que les bonnes intentions affichées du ScoT en posant les questions qui dérangent (décroissance, démocratie, etc.), les Amis de la Terre Isère souhaitent d’une part réaffirmer que l’urgence de la crise écologique nous impose de vrais choix politiques au service de tous et destinés à s’inscrire dans la durée, et d’autre part, attirer l’attention sur le fait que l’élaboration du ScoT est une occasion unique pour les habitants de contribuer à définir des directives conformes aux objectifs de la France pour 2020 : 20 % d’économie d’énergie, 20 % de réduction de GES par rapport à 1990 et 23 % d’énergies renouvelables (loi Grenelle du 3 août 2009).

«  Grenoble 2030 » s’appuie sur le témoignage d’objecteurs de croissance (Paul Ariès) et d’acteurs de l’écologie au niveau national (Pierre Rabhi), apportant un éclairage sociologique et philosophique. Le film donne également la parole à des citoyens concernés par le devenir de leur territoire de vie : Rocade Nord, agriculture, pollution de l’air, déchets, etc.