Le concept du Projet de Soutien des Projets


Un des éléments qui distinguent l'approche de Transition est le concept de Projet de Soutien des Projets (PSP). Idéalement, il faudrait que les Initiatives de Transition s'organisent d'elles-mêmes, et soient capables d'exploiter l'enthousiasme suscité par le projet. Pendant que je cherchais de tels modèles, un hasard incroyablement favorable m'a permis de rencontrer John Croft de la Gaia Foundation d'Australie occidentale. Quelques mois plus tard, il est revenu diriger une journée de formation sur son approche pour Totnes Ville en Transition. Vous trouverez certains des outils qu'ils a développés, en particulier l'approche qu'il appelle le « Rêve de Dragon », dans l'annexe 2, mais le concept le plus pertinent est celui de Projet de Soutien des Projets.

La Gaia Foundation a catalysé et soutenu des centaines de projets et a beaucoup travaillé à développer des modèles organisationnels. C'est un petit groupe dépourvu de personne centrale et fondé sur une série de principes partagés. Tout projet soutenu par la Fondation est en accord avec les principes suivants :

1. Il implique le développement personnel des personnes impliquées.
2. Il reforce et/ou construit la communauté.
3. Il agit au service de la Terre.

Tous les projets qui satisfont ces critères (Croft recommande pas plus de six) peuvent poser leur candidature pour devenir des projets de la Gaia Foundation. Chaque projet a son propre compte en banque, prend ses propres décisions, etc. Par définition, le concept d'un PSP consiste, non pas à être une organisation qui coordonne et conduit elle-même un large éventail de projets, mais à s'efforcer de créer une atmosphère dans laquelle des projets émergent, puis à les soutenir quand ils existent. Cela signifie que l'organisation peut être bien plus légère et réactive et agir effectivement comme le catalyseur qu'elle devrait être.

Avec Totnes Ville en Transition, nous avons fait de cela un concept central. Nous considérons TVT comme une organisation dont le rôle est d'éveiller les consciences, d'élever continuellement le profil et les objectifs du projet, de fonder un intérêt global pour les concepts, de bâtir un enthousiasme pour la « marque » Transition. Nous existons pour inspirer et motiver la création de projets, ensuite pour les relier et les nourrir une fois qu'ils ont démarré. Dans ce modèle, on doit veiller à ce que l'intégrité du nom soit préservée. Avant de pouvoir désigner un projet comme un « projet TVT », on doit soumettre une feuille A4 exposant les grandes lignes de la proposition. Un exemple est le projet Livres et DVD de Référence, pour lequel une femme à Totnes a décidé qu'elle voulait créer une collection de livres et de films en rapport avec la soutenabilité, les livres étant accessibles à la bibliothèque et les DVD en location gratuite au vidéo club. Ayant décidé qu'elle voulait entreprendre cela, elle a demandé un agrément en tant que projet TVT, qu'elle a obtenu, et la bibliothèque contient aujourd'hui pour 1 500 livres d'ouvrages qui n'y serait pas sans cela.

L'une des suggestions de Croft est que les groupes se posent une importante question liée à l'engagement. Une fois que le projet qu'ils ont proposé s'est transformé en programme et qu'un budget prévisionnel a été finalisé, le groupe de pilotage s'interroge : « Si ce projet ne pouvait obtenir un financement extérieur, ses participants seraient-il prêts à supporter les charges financières et les pertes subies ? » Le groupe qui a mené le deuxième lancement de la livre de Totnes a trouvé cela très utile, un véritable focalisateur d'esprit et un générateur d'engagement.


 

De nouvelles adresses pour les réseaux de transition francophones

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Vidéo


Ville saturée, hyper-urbanisée (au détriment notamment des terres cultivables) et connaissant de nombreux pics de pollution tout au long de l’année, Grenoble et son agglomération sont aujourd’hui des modèles de ce qu’il ne faut pas faire en terme d’urbanisme. Or, à l’heure des bouleversements climatiques et de la crise écologique multiforme, il existe pourtant un risque non négligeable de voir par exemple de nouveaux projets routiers rendus compatibles avec le ScoT et de constater que l’obligation « d’intégrer l’empreinte écologique » peut faire l’objet d’interprétations pour le moins réductrices... Au reste, le film rappelle que les occasions ne manquent pas pour les décideurs locaux de se passer de l’avis de la population dans la mise en oeuvre de grands projets (Minatec).

Ainsi, à travers un film qui a la prétention d’aller plus loin que les bonnes intentions affichées du ScoT en posant les questions qui dérangent (décroissance, démocratie, etc.), les Amis de la Terre Isère souhaitent d’une part réaffirmer que l’urgence de la crise écologique nous impose de vrais choix politiques au service de tous et destinés à s’inscrire dans la durée, et d’autre part, attirer l’attention sur le fait que l’élaboration du ScoT est une occasion unique pour les habitants de contribuer à définir des directives conformes aux objectifs de la France pour 2020 : 20 % d’économie d’énergie, 20 % de réduction de GES par rapport à 1990 et 23 % d’énergies renouvelables (loi Grenelle du 3 août 2009).

«  Grenoble 2030 » s’appuie sur le témoignage d’objecteurs de croissance (Paul Ariès) et d’acteurs de l’écologie au niveau national (Pierre Rabhi), apportant un éclairage sociologique et philosophique. Le film donne également la parole à des citoyens concernés par le devenir de leur territoire de vie : Rocade Nord, agriculture, pollution de l’air, déchets, etc.

La transition de A-Z

"Les organisations collectives inclusives, dont le représentant emblématique est la mouvement des villes en transition, partagent avec les organisations réactives le fait de s’adresser aux communautés. Elles s’adressent à la communauté dans son ensemble, c’est à dire autant aux personnes, qu’aux entreprises, aux instances politiques, aux associations. Le but est que tout le monde participe...