Localisme


Dans son acception cynique, le localisme désigne une vision politique étriquée, sans envergure, électoraliste, source de clientélisme. Mais dans sa version positive, le localisme est une "doctrine qui consiste à privilégier ce qui est local sans toutefois se fixer de limites frontalières, afin de favoriser la démocratie participative, la cohésion sociale et la production de proximité, donc l'emploi local et la préservation de l'environnement via une moindre empreinte écologique liée au transport de marchandises." D'ailleurs pour bien le distinguer ce localisme du premier, les auteurs de l'article de Wikipédia -- qui mentionnent le mouvement de transition à titre d'exemple de localisme -- parlent de "localisme ouvert". C'est un terme qu'on risque d'entendre de plus en fréquemment car il correspond avec assez de justesse la philosophie des villes en transition où l'on prône un recentrage des activités autour de la cité. Ce localisme s'ouvert s'opposerait ainsi au globalisme qui tend à favoriser une économie marquée par des échanges transnationaux et dont le moteur premier est la recherche du profit maximal au détriment de toute autre considération, des communautés locales bien souvent.

À lire sur ce sujet:

Article "Localisme" sur Wikipédia

Le localisme et la ville. L'exemple des "villages urbains"


 

Le chiffre du jour

Au 31 décembre 2009, le nombre total d'Initiatives de Transition officielles dans le monde était de 265. Combien y en aura-t-il à la fin de 2010 ? Heureuse année!