Pic pétrolier


Le pic de pétrole ne signifie pas pour autant la fin du pétrole, mais la fin d'un pétrole abondant et peu cher. En effet, même s'il restera toujours des gisements, il arrivera un point où l'extraction ne sera plus rentable (difficulté d'accès et coût énergétique trop important). Quel que soit le prix de vente du pétrole, à partir du moment où l'énergie que fournit un baril est équivalent à la dépense d'énergie nécessaire à son extraction, cette ressource cesse d'être exploitée.

La quantité toujours croissante de pétrole bon marché injecté dans notre économie atteindra bientôt un maximum avant d'amorcer une inexorable descente. C'est pourquoi il est important de réaliser à quel point notre mode de vie dépend de cette ressource fossile. A partir du début du XXe siècle, l'abondance du pétrole a permis d'accélérer le développement de la société industrielle basée sur le charbon. Depuis cette époque, chaque année il y eu plus de pétrole (excepté durant les deux chocs pétroliers des années 70, quand les crises au Moyen Orient ont entraîné une récession mondiale). Et chaque année, notre société a augmenté sa complexité, sa mécanisation, son interconnexion globalisée et sa consommation d'énergie.

Les problèmes commencent quand on a extrait la moitié du pétrole disponible. Dès lors, le pétrole devient plus cher (financièrement et énergétiquement) à extraire, la production diminue et est de moins bonne qualité. A partir de ce moment, il est impossible d'augmenter la quantité de pétrole que l'on extrait, raffine et qui est mise sur le marché. Et ce, quels que soient les investissements et technologies disponibles.

On atteint toujours un plateau dans la production de pétrole, puis celle-ci diminue. Ceci a d'importantes conséquences pour nos sociétés industrialisées. Très peu de personnes en sont conscientes et la raison est simple.