Économie


La façon dont fonctionne l'économie et la façon dont nous concevons l'argent ont changé profondément depuis 2008. Le modèle économique global s'est enrayé aux environs de 2010 lorsque la production de pétrole a atteint son pic. Une période de récession soutenue a suivi. Ce fut une transition difficile à vivre alors que notre dépendance vis-à-vis l'investissement étranger et les conséquences de l'endettement des conséquences devenaient manifestes. Mais en parallèle à cette recession, on assista à l'émergence d'économies locales vigoureuses. La pénurie de devises nationales et l'effondrement des systèmes de pensions forcèrent les villes et communautés à développer leur propre système économique, De nouvelles formes d'échange ont pris forme, et désormais, les SEL et les banque d'heures fleurissent partout.

Villes et communautés, comme elle le faisaient dans les temps de misère, produisent maintenant leur propre devise, utilisables dans un périmètre local seulement. Des modèles d'investissements locaux ont été mis au point grâce auxquels les citoyens peuvent investir leur argent de manière à regénérer l'économie communautaire. Alors que le focus s'est rapproché au niveau local, les citoyens s'apercoivent que le pourcentage de transactions conclues en devises nationales diminue de jour en jour. L'argent est désormais une valeur qui a une imputabilité au niveau local. Ces monnaies locales sont souvent adossées à des devises nationales, mais de plus en plus, elles sont soutenues par de la production d'énergie ou alimentaire à l'échelle locale.

Chaque communauté possède désormais sa propre devise reconnue par toutes les entreprise et commerces locaux et affichent l'effigie de figures historiques locales. Dans le cadre de politiques nationales destinées à soutenir les économies locales, des subventions gouvernementales et du financement sont octroyées en devises locales et les autorités munipales acceptent un paiement partiel des taxes dans la monnaie locale. Commerces et fournisseurs acceptent règlent leurs une partie de leurs échanges en devises locales.

Des entrepreneurs locaux sont venus remplis les vides laissés par l'effondrement du modèle économique global. En 1930, presque toutes les entreprises étaient la propriété de gens du cru ; 100 ans plus tard, cela est de nouveau la norme. Le mythe qu'une économie forte ne peut naître que d'investissements extérieurs apparaît désormais comme un arguement vide de sens, digne de l'ère du Pétrole à prix réduit. Pour les communautés particulières dépendantes de l'économie globale, la transition s'est avérée particulièrement abrupte, mais a contribué à forgé une volonté très nette de bâtir une économie locale stable.


 

Vision 2030

Traduction/adaptation de la section "Economy" du Transition Handbook. Rob Hopkins invite le lecteur à se projeter en 2030 pour lui permettre d'imaginer ce à quoi pourrait ressembler une communauté ayant entrepris le processus de transition dès maintenant.


Actualités

2010-06-29 10:22:59
2010-06-29 10:22:03
A ceux qui ont 1 jardin mais aussi, aux promeneurs « du Dimanche » 1ére Réunion du groupe formé lors du débat du 21/06 le 27 Juillet 2010 à...
2010-06-11 13:58:58
Marché de producteurs et d'artisans du pays le 24 juillet de 15h à 20 h à la mairie de Burgaronne (sur la vieille route d'orthez à 3 kms...

Vidéo


Ville saturée, hyper-urbanisée (au détriment notamment des terres cultivables) et connaissant de nombreux pics de pollution tout au long de l’année, Grenoble et son agglomération sont aujourd’hui des modèles de ce qu’il ne faut pas faire en terme d’urbanisme. Or, à l’heure des bouleversements climatiques et de la crise écologique multiforme, il existe pourtant un risque non négligeable de voir par exemple de nouveaux projets routiers rendus compatibles avec le ScoT et de constater que l’obligation « d’intégrer l’empreinte écologique » peut faire l’objet d’interprétations pour le moins réductrices... Au reste, le film rappelle que les occasions ne manquent pas pour les décideurs locaux de se passer de l’avis de la population dans la mise en oeuvre de grands projets (Minatec).

Ainsi, à travers un film qui a la prétention d’aller plus loin que les bonnes intentions affichées du ScoT en posant les questions qui dérangent (décroissance, démocratie, etc.), les Amis de la Terre Isère souhaitent d’une part réaffirmer que l’urgence de la crise écologique nous impose de vrais choix politiques au service de tous et destinés à s’inscrire dans la durée, et d’autre part, attirer l’attention sur le fait que l’élaboration du ScoT est une occasion unique pour les habitants de contribuer à définir des directives conformes aux objectifs de la France pour 2020 : 20 % d’économie d’énergie, 20 % de réduction de GES par rapport à 1990 et 23 % d’énergies renouvelables (loi Grenelle du 3 août 2009).

«  Grenoble 2030 » s’appuie sur le témoignage d’objecteurs de croissance (Paul Ariès) et d’acteurs de l’écologie au niveau national (Pierre Rabhi), apportant un éclairage sociologique et philosophique. Le film donne également la parole à des citoyens concernés par le devenir de leur territoire de vie : Rocade Nord, agriculture, pollution de l’air, déchets, etc.

Le chiffre du jour

Au 31 décembre 2009, le nombre total d'Initiatives de Transition officielles dans le monde était de 265. Combien y en aura-t-il à la fin de 2010 ? Heureuse année!