Trièves après-pétrole


Le Trièves se situe au sein des Alpes françaises, à une cinquantaine de kilomètre au sud de Grenoble, à une altitude moyenne de 800 m, entre les massifs du Vercors et du Dévoluy (point culminant : l'Obiou - 2789 mètres).

C'est un territoire rural de 300 km2 environ, comptant 8000 habitants répartis sur 29 communes et 3 communautés de communes, qui a toujours attiré les initiatives novatrices (école modèle protestante, ferme modèle du Thaud, qui datent du 19eme siècle, etc.). Très forestier, il a conservé une agriculture vivante et des villages dynamiques.

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De nos jours, il est reconnu comme écoterritoire pour ses initiatives et politiques dans divers domaines, et l'installation du centre écologique et des éditions Terre vivante à Mens, en 1991, a fortement contribué au rayonnement écologique de la région. Le tissu associatif y est dense et dynamique, les collectivités volontaristes et une bonne partie de la population est sensibilisée à l'écologie.

Face au triple défi des crises économique, énergétique et climatique, un groupe de citoyens a décidé de lancer une initiative appelée Trièves Après-Pétrole. Il s'agit d'un groupe informel créé le 25 septembre 2008 pour faire connaître le défi du pic pétrolier dans le Trièves et inviter tous les habitants et acteurs du territoire à préparer le Trièves à la mutation de l'après-pétrole et à initier une "descente énergétique".

Les initiateurs du groupe sont des scientifiques de formation : Pierre Bertrand (ancien président du cetreécologique Terre vivante) et Jeremy Light (cofondateur du Centre for Alternative Technologies au Pays de Galles) sont impliqués depuis longtemps dans l'écologie concrète et suivent l'actualité du pic pétrolier depuis plus de 3 ans.

L'objectif de l'initiative n'est pas de se substituer à l'action des collectivités locales, des entreprises et des associations, mais :

  • d'informer et de fédérer les énergies autour d'une dynamique constructive ;
  • de proposer un lieu de ressources et de partage des réflexions et des expériences,
  • de proposer une démarche et une méthode aux habitants et acteurs du territoire dans le but de mettre en place des actions collectives et individuelles concrètes.

 

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Pourquoi agir localement ?

  • parce que l'économie devrait logiquement se relocaliser en partie ;
  • parce que c'est le niveau auquel les citoyens peuvent agir ;
  • parce que c'est souvent près de nous que se trouvent les gens et ressources pour agir.

Le groupe de pilotage de Trièves Après-Pétrole compte actuellement 7 membres et s'appuie sur une vingtaine de sympathisants représentants diverses associations et alternatives du Trièves.

http://aprespetrole.unblog.fr/


 

Actualités

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Vidéo


Ville saturée, hyper-urbanisée (au détriment notamment des terres cultivables) et connaissant de nombreux pics de pollution tout au long de l’année, Grenoble et son agglomération sont aujourd’hui des modèles de ce qu’il ne faut pas faire en terme d’urbanisme. Or, à l’heure des bouleversements climatiques et de la crise écologique multiforme, il existe pourtant un risque non négligeable de voir par exemple de nouveaux projets routiers rendus compatibles avec le ScoT et de constater que l’obligation « d’intégrer l’empreinte écologique » peut faire l’objet d’interprétations pour le moins réductrices... Au reste, le film rappelle que les occasions ne manquent pas pour les décideurs locaux de se passer de l’avis de la population dans la mise en oeuvre de grands projets (Minatec).

Ainsi, à travers un film qui a la prétention d’aller plus loin que les bonnes intentions affichées du ScoT en posant les questions qui dérangent (décroissance, démocratie, etc.), les Amis de la Terre Isère souhaitent d’une part réaffirmer que l’urgence de la crise écologique nous impose de vrais choix politiques au service de tous et destinés à s’inscrire dans la durée, et d’autre part, attirer l’attention sur le fait que l’élaboration du ScoT est une occasion unique pour les habitants de contribuer à définir des directives conformes aux objectifs de la France pour 2020 : 20 % d’économie d’énergie, 20 % de réduction de GES par rapport à 1990 et 23 % d’énergies renouvelables (loi Grenelle du 3 août 2009).

«  Grenoble 2030 » s’appuie sur le témoignage d’objecteurs de croissance (Paul Ariès) et d’acteurs de l’écologie au niveau national (Pierre Rabhi), apportant un éclairage sociologique et philosophique. Le film donne également la parole à des citoyens concernés par le devenir de leur territoire de vie : Rocade Nord, agriculture, pollution de l’air, déchets, etc.

Le chiffre du jour

Au 31 décembre 2009, le nombre total d'Initiatives de Transition officielles dans le monde était de 265. Combien y en aura-t-il à la fin de 2010 ? Heureuse année!