Première réunion publique et premiers enseignements


Le dimanche 5 avril, une vingtaine de personnes ont eu le courage de fuir le beau soleil et de s'enfermer dans une salle obscure pour assister à la première réunion d'information sur le pic pétrolier, avec la projection d'extraits du film "Cruel sera le réveil".

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Puis un débat au tour des questions et contributions des participants a eu lieu . Malheureusement, le temps n'a pas permis d'aborder ce qui visiblement tenait le plus à cœur les participants : que faire pour le Trièves ? Ils ont pu le faire brièvement en écrivcant leurs remarques sur des post-it collés ensuite au mur. La somme des remarques sera prochainement envoyée à tous.

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Sans surprise, pour cette première, qui se déroulait dans le cadre de la semaine du développement durable, le public était essentiellement composé de personnes très sensibilisées à l'écologie et aux questions d'énergie. Le contenu de la présentation étant destiné à un public plus large et moins familier de ces questions, cela explique l'inadéquation entre le contenu et l'attente des participants. de cette première expérience, nous concluons à la nécessité de mieux adapter les présentations au public que l'on peut attendre, même si cela reste aléatoire.

Parmi les points positifs, il fut citer l'énergie, l'envie d'avancer et l'intérêt pour l'initiative manifestés par les participants (déjà convaincus, il est vrai). La méthode participative choisie pour gérer la réunion a quelque peu surpris au début, mais a bien été accueillie.

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Nous venons maintenant tirer les leçons - forcément partielles - de cette première, avant de proposer de nouveaux rendez-vous au public.

Un programme de réunions publiques, les unes d'information sur le pic, les autres pour présenter le concept de transition, sera bientôt élaboré et porté à la connaissance des habitants.

Le groupe de pilotage de Trièves Après-Pétrole


 

Vidéo


Ville saturée, hyper-urbanisée (au détriment notamment des terres cultivables) et connaissant de nombreux pics de pollution tout au long de l’année, Grenoble et son agglomération sont aujourd’hui des modèles de ce qu’il ne faut pas faire en terme d’urbanisme. Or, à l’heure des bouleversements climatiques et de la crise écologique multiforme, il existe pourtant un risque non négligeable de voir par exemple de nouveaux projets routiers rendus compatibles avec le ScoT et de constater que l’obligation « d’intégrer l’empreinte écologique » peut faire l’objet d’interprétations pour le moins réductrices... Au reste, le film rappelle que les occasions ne manquent pas pour les décideurs locaux de se passer de l’avis de la population dans la mise en oeuvre de grands projets (Minatec).

Ainsi, à travers un film qui a la prétention d’aller plus loin que les bonnes intentions affichées du ScoT en posant les questions qui dérangent (décroissance, démocratie, etc.), les Amis de la Terre Isère souhaitent d’une part réaffirmer que l’urgence de la crise écologique nous impose de vrais choix politiques au service de tous et destinés à s’inscrire dans la durée, et d’autre part, attirer l’attention sur le fait que l’élaboration du ScoT est une occasion unique pour les habitants de contribuer à définir des directives conformes aux objectifs de la France pour 2020 : 20 % d’économie d’énergie, 20 % de réduction de GES par rapport à 1990 et 23 % d’énergies renouvelables (loi Grenelle du 3 août 2009).

«  Grenoble 2030 » s’appuie sur le témoignage d’objecteurs de croissance (Paul Ariès) et d’acteurs de l’écologie au niveau national (Pierre Rabhi), apportant un éclairage sociologique et philosophique. Le film donne également la parole à des citoyens concernés par le devenir de leur territoire de vie : Rocade Nord, agriculture, pollution de l’air, déchets, etc.