Bilan de 1 an de Trièves Après-Pétrole


 

Deux bilans intéressants sur les Transition Towns en Grande-Bretagne ont été mis en ligne sur le blog de Rob Hopkins (voir fichiers en bas d'article) : l'un est un point sur la situation d'environ 90 groupes (où en sont-ils, quels sont leurs atouts, leurs priorités, leur fonctionnement, leurs difficultés), l'autre un portrait de 50 membres de Transition Norwich (qui sont-ils, pourquoi sont-ils venus, qu'est-ce qui les motive, comment sont-ils venus).

C'est aussi l'occasion de faire un bilan de 1 an de Trièves Après-Pétrole, en espérant qu'il pourra être utile à d'autres.

Le premier document, Green Shoots of Sustainability, nous apprend que nous sommes à peu près dans la moyenne : après 1 ans, la moitié des groupes étudiés se sont organisés et ont appris à travailler ensemble, se sont fixé des objectifs, se sont familiarisés aux notions théoriques et pédagogiques et ont commencé à créer des liens avec les associations locales et à sensibiliser le public. C'est là que nous en sommes aussi.
greenshootsofsustainability.pdf

Avec pour nous une difficulté supplémentaire : en tant que premier groupe francophone, il nous a fallu traduire, adapter ou créer les outils de travail (textes et diaporamas), créer le blog et maintenant participer au site francocophone des Villes en transition : un gros travail préliminaire, qui n'est pas fini (un diaporama est en cours de finition). Nous commençons à être sollicités par des personnes ou des groupes de toute la France souhaitant se lancer, demandant des conseils ou des conférences : comment répondre tout en restant concentrés sur le travail local, qui est la priorité ?

Nous avons organisé ou participé à 3 interventions publiques locales, plus une intervention devant la commission aménagement durable du territoire de la commune de Mens, en présence du maire et de ses adjoints, et un stand à la foire bio de Mens. Comme la plupart des TT anglaises, nous constatons que les présentations isolées attirent peu de monde, celles qui ont lieu dans le cadre d'un événement plus large rencontrent plus de succès. Une autre difficulté est venue du caractère trop théorique des premières présentations : parler tout de suite de solutions est indispensable.
Comme la plupart des TT anglaises, nous constatons la difficulté d'entretenir la dynamique et la motivation, surtout dans cette première phase incontournable, mais encore peu concrète : nous avons vu des personnes cesser de venir à cause de ce manque de concret. Nous-mêmes, le "noyau dur", avons eu un passage à vide de mai à septembre 2009. Nous allons commencer à y remédier en cette deuxième année (voir notre programme d'action). L'enjeu est de parvenir à dépasser le cercle étroit des convaincus et des écolos, enjeu bien identifié dans l'autre rapport britannique, The 2009 Membership Survey :

transitionnorwich2009surveyreport.pdf


Nous avons commencé à nouer relations avec les association locales, que nous connaissons déjà bien, ce qui va se concrétiser bientôt par la réunion du 10 décembre prochain. Des premiers contacts ont aussi été pris avec des élus et chefs d'entreprises, mais aussi avec des membres du groupe francophone de discussion Objectif Résilience, dans le cadre d'une conférence sur la transition pendant le récent salon Bâtir Écologique, à Paris.

Enfin, en janvier, des conférences à l'extérieur sont prévues dans les territoires voisins de la Matheysine (Isère) et du Diois (Drôme), dans le cadre des 8èmes rencontres de l'écologie au quotidien. Enfin, deux d'entre nous participeront à une formation sur le pilotage d'une initiative de transition en Grande-Bretagne, en avril 2010.

Après une année, l'intérêt pour le climat et l'énergie reviennent dans le public, on sent un frémissement localement et ailleurs, et nous avons bon espoir de donner une ampleur et une dynamique nouvelles à notre initiative.